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Dream Home

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les avis de Cinemasie

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Sébastien 5
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Phildu62 2.25
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Bastian Meiresonne 2.25
- 2.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

J'ai bien aimé même si je m'attendais à un peu mieux quand même!

L'histoire est bien menée et le montage intéressant, les meurtres sont crades et glauques, ça saigne!  La réalisation est soignée et l'image est belle.

Josie Ho joue bien et à son charme, comme l'a dit I D plus haut, on a parfois la sensation qu'elle se bat contre elle-même. Sinon, oui, le frère ne sert pas à grand chose, en effet!

Pas le film de l'année mais bien agréable: moi, pour un appart sur causeway bay, je ferai la même chose^^

23 avril 2011
par Jonathan-Asia


Edmond Pang tranche dans le nerf à vif de son sujet qui se veut un régale pour les papilles et les pupilles...

(voir mon avis sur Made in Asie) Merci. :)

10 septembre 2010
par Illitch Dillinger


Cherche appartement...

Film vu au NIFFF 5Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel (Suisse)) où il était présenté compétition.

Réalisé en 2010 par Edmand PANG, Dream Home constitiue une agréable surprise dans le paysage sinistré du cinéma HK.

L'histoire relate le parcours sanglant de Cheng, une jeune trentenaire cumulant les emplois d'opératrice de télémarketing et de vendeuse pour joindre les 2 bouts. Bien évidemment, dans une ville où le niveau de vie est aussi élevé qu'à Hong-Kong, pas facile de joindre les 2 bouts pour elle, encore moins d'acquérir un logement... Elle va donc employer une méthode extrêmement radicale pour arriver à ses fins...

Le scénario navigue entre le passé (l'enfance de Cheng dans une cité HLM) et le présent (le quotidien de Cheng et cette fameuse "soirée" sanglante) sans jamais tomber dans le piège, pourtant facile, de "justifier" les agissements de Cheng. Celle-ci, incarnée par Josie HO qui coproduit également le film, porte le film de bout en bout.

Le film doit beaucoup à ses qualités techniques. Photo, cadrage et montage sont en touts points irréprochables.

Le classement "Catégorie 3" n'est pas du tout galvaudé car les nombreuses scènes gores qui émaillent le film sont vraiment impressionnantes.

Le film a été bien accueilli par le public lors du festival (même des gens réfractaires au catégorie 3 ont apprécié le film...) et par la critique puisqu'il a obtenu une mention spéciale de la part du jury ainsi que le prix Mad Movies du film le plus «Mad».

14 juillet 2010
par fabe68


Fénêtre sur corps

 
Quitte à m'attirer une nouvelle fois les foudres d'autres spectateurs de ce film (cf. "True Legend"), ceci est un avis, qui n'engage que MOI et je conçois totalement, que l'on puisse adorer ce film…alors que personnellement, j'émettrai quelques réserves.
 
Donc voilà finalement sortir le premier slasher annoncé depuis des nombreuses années par Edmond Pang et qui aura mis quelques mois supplémentaires à sortir suite à des démêlés juridiques avec la coproductrice et actrice principale Josie Ho.
 
J'ai eu la chance de voir le film en avant-première mondiale au Festival d'Udine en 2010 dans sa version "director's cut" non-coupée et censurée, comme ce sera le cas avec la sortie ciné HK notamment.
 
L'attente en valait-elle la peine ? Certainement, "Drema Home" étant incontestablement l'un des tous meilleurs films de CAT. III à être sorti depuis belle lurette dans l'archipel chinoise. Magnifique hommage à l'âge d'or du genre au début des années 1990, le film transcende les modèles originaux en puisant dans un cinéma plus international, tout en réussissant à garder une fraîcheur locale. Le film est violent, archi-violent même avec une histoire assez soignée pour expliciter la motivation de al meurtrière sur fond de message social très fort, comme on en voyait à la pelle dans les films de genre des années 1970s et qui manque cruellement à la plupart des productions actuelles dénuées de tout pouvoir contestataire. Pang s'inspire donc d'une vérité sociale très forte à Hong Kong, celle (tout d'abord) de la spéculation immobilière, qui aura fait flamber les prix durant les années 1990 et motivé des hommes de pouvoir de s'acoquiner avec les triades locaux pour expulser illégalement des locaux pour raser leurs maisons et construire des immeubles (souvent mal finalisés) à leur place (un fait, qu'avait déjà dénoncé Patrick Tam dans sa série des CID il y a 40 ans et une réalité très actuelle dans la Chine contemporaine). Le prix immobilier a pris une nouvelle augmentation en 2007, alors que le salaire des hongkongais est resté stable.
 
Une femme issue d'un milieu modeste va onc trouver comme seul moyen d'acquérir l'appartement de ses rêves qu'à décimer une famille pour faire baisser le prix, la mort étant considérée comme de mauvaise augure et rendant difficile la vente d'une propriété (à ce propos, Edmond Pang donnera lors d'une conférence de presse l'exemple d'un homme ayant tenté de se suicider en se jetant du 21e étage d'un immeuble, mais qui est toujours vivant en se prenant dans des fils à linge et atterrissant sur le balcon d'un appart' du 13e. Mal au point, mourant, les secouristes ne pourront intervenir, car le propriétaire du lieu refusera obstinément l'évacuation, ayant peur, que le suicidaire pourrait mourir lors de cette intervention et faire ainsi baisser le prix de sa propriété. L'homme blessé sera finalement évacué par hélicoptère…). Le film va donc retracer ses meurtres (un concours de circonstances fera, qu'elle tuera plus d'une dizaine de personnes au total), tout en revenant sur les raisons de sa motivation, liées à un épisode particulièrement douloureux de sa jeunesse.
 
Les premiers meurtres sont foncièrement méchants, dégoûtants, choquants. Tout l'auditoire italien en eut le souffle coupé et peina même à retrouver sa légendaire gouaille lors d'une seconde partie plus comique. Sans en dévoiler le contenu pour ne pas gâcher le plaisir, ces meurtres sont d'un sadisme hors du commun et impliquent notamment le meurtre d'une femme enceinte, d'autant plus dur à digérer pour le jeune papa, que je suis.
 
La seconde partie va curieusement virer au grand-guignolesque, impliquant le meurtre de plusieurs jeunes, caricatures de tout bon slasher ricain – sauf que là encore, Pang ne connaîtra aucune pitié pour personne.
 
C'est justement là, que le bât blesse selon moi; dans ce revirement soudain de ton. Même si le message social et la mise en scène de Pang sont tout sauf légers, avec notamment des bien vilaines grosses contre-plongées pour symboliser l'oppression des personnages par l'environnement immobilier urbain (Tsukamoto a sur faire bien mieux dans ses "Tetsuo" ou "Tokyo Bullet"), l'atmosphère poisseuse fait de la première partie de "Dream Home" un film particulièrement méchant…
 
L'épisode impliquant les jeunes gens tombe ainsi comme un cheveu sur la soupe; même si l'histoire est apparemment tirée d'un fait divers réel, on saisit mal la motivation du personnage de Josie Ho de s'attaquer aux fêtards, si ce n'est de prolonger la durée du film et d'offrir les stéréotypes apparemment obligatoires du genre du slasher. Ben non, l'histoire se tenait beaucoup plus au départ et le fait de rajouter quelques touches humoristiques et en virant vers le grand-guignolesque remet en question tout ce qui faisait la force du film. Certes, les changements de ton sont monnaie courante dans le cinéma HK, mais il aurait été mieux venu de choisir son camp, camarade.
 
Un autre point est celui du sadisme exacerbé, dont fait preuve le personnage de Josie Ho. On aura bien compris sa motivation, mais ni cette raison, ni le portrait par ailleurs du personnage justifient en quoi que ce soit la cruauté de ses actes…surtout qu'elle prend la décision des meurtres moins d'une demi-heure avant de passer à l'acte. Ouaiche…
 
Certes, le réalisme n'a jamais été le fort des œuvres de Cat. III, c'est juste que la première partie était tellement parfaite, qu'il ait été dommage de re-virer vers de la bonne vieille catégorie B, plutôt que d'assumer le statut (culte) de brûlot politique jusqu'au bout…
 
Enfin, et c'est une note toute perso, impossible de ne pas voir en ce nouveau film une autre tentative d'Edmond Pang d'interpeller le marché international, l'horreur et le gore étant furieusement à la mode en ces temps incertains et les ventes de produits asiatiques du genre (le taïwanais "Invitation only", le thaï "Meat Grinder", les japs "Tokyo Gore Police" et autres "Machine Girl", l'indonésien "Macabre", … …) particulièrement prolifiques…Et la participation des opportunistes gens de chez Fortissimo Films n'est sans aucun doute pas très innocent…
 
Le film est d'ores et déjà acquis par Wild Side pour une sortie française et nul doute qu'ils sauront assurer un excellent boulot de communication pour faire découvrir ce digne héritier de la Cat. III à un large public français.


01 mai 2010
par Bastian Meiresonne


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